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Toutes les héroines punk finissent un jour par raccrocher les couteaux. Pour Penelope Spheeris, ça se traduit par un joli petit intérieur minimaliste. On aurait jamais pensé ça, elle qui ne pouvait pas blairer tout ce calme. Au final, le punk, c'est cette réaction quasi épidermique à un je t'aime qu'on fera tout pour transformer en haine. A presque 70 balais, celle qui a conduit d'une main de fer le docu en trois actes intitulé The Decline of Western Civilization, n'a rien perdu de sa crache, malgré les clébards modèle réduit qui courent dans le salon.

Réalisatrice du célèbre Wayne's World, je préfère citer Spheeris en tant que scénariste. Pour Suburbia d'abord, qui raconte la rencontre d'un môme de quinze piges qui s'ennuie profond avec une bande de punkos squatteurs, et puis The Little Rascals, avec son célèbre club, le He-Man Womun Haters.

Mais passionnée par les outsiders des années 80, Spheeris est surtout une voix importante de la musique underground de Los Angeles. Cette espèce de société secrète qui se retrouvait au Masque ou un tout autre endroit où seule l'élite allait du moment qu'elle avait le bon mot de passe (porno rocks, pour les intimes). Sous son oeil, nous avons pu voir évoluer toute une génération de groupes comme X, The Germs, the Circle ou encore Black Flag mais aussi découvrir le quotidien des punks sdf, pris entre drogues, problèmes psy et taule, loin de la gloriole des scènes musicales.